Derrière le mot de participation plusieurs sens coexistent qui s’organisent autour d’un axe qui oppose faire adhérer et coconstruire. A mon sens, participer signifie être pris en compte en tant qu’individu, avoir le pouvoir d’agir sur notre environnement et donc contribuer à penser et réaliser ce qui peut transformer nos réalités.

Prendre du pouvoir collectivement

Les subventions du secteur social et médico-social sont en baisse constante, notamment pour leur fonctionnement qui est de plus en plus rarement financé. Les procédures administratives et les cadres d’intervention se multiplient. Les professionnels et les organisations sont de plus en plus appelés à « rendre compte » de leurs actions et à les justifier en termes d’impact social. Concrètement, faire toujours plus avec moins implique souvent d’avoir peu de temps pour instaurer une relation avec la personne suivie.

Il me semble que penser collectivement les changements permet de susciter l’engagement... mais, est-ce qu’il ne serait pas naturel et compréhensible d’avoir peur du changement ?

Les changements sont constants et incessants. Tout système est en mouvement constant pour maintenir un équilibre dynamique. Comme sur un vélo, si vous arrêtez de bouger le système tombe, plus rien ne fonctionne.

Solitude

Le Centre d’étude et d’action sociales des Côtes-d’Armor (CÉAS 22), créé en 1968, a pour but de contribuer aux politiques sociales et au développement local. De 2013 à 2015, j'y ai animé une démarche de recherche-action sur le thème des solitudes. À travers cette démarche d’enquête, le groupe d’acteurs investis dans le projet a défini l’objet de son action : le lien social.

Cet article tente de montrer en quoi cette expérience peut être considérée comme une participation citoyenne qui contribue à la démocratie.